J’ai donné à l’AI Co-Builder de Softr un brief réel — un outil de workflow éditorial pour des rédacteurs, des éditeurs et des admins — et j’ai parcouru toute l’expérience, de l’inscription jusqu’à l’app en ligne.
Dans cet avis, je vais vous montrer exactement ce que Softr fait bien, où il reste encore en retrait, et s’il mérite une place sur votre shortlist.
Qu’est-ce que Softr.io ?
Softr est un créateur d’apps IA qui vous permet de créer des applications métier personnalisées, des outils internes et des portails clients en décrivant ce que vous voulez en langage simple, puis en l’affinant visuellement. Il associe une expérience de génération first AI à une infrastructure no-code flexible en dessous, pour vous offrir la rapidité de l’IA avec la sécurité et le contrôle d’une plateforme éprouvée.
Vous connectez vos sources de données existantes, ou vous laissez Softr générer une base de données pour vous, et la plateforme s’occupe du reste. Authentification, permissions basées sur les rôles, mises en page responsives, workflows et hébergement sont tous intégrés.
Ce qui distingue Softr en 2026, c’est à quel point l’IA est devenue centrale dans l’expérience. L’AI Co-Builder pose des questions de clarification, construit une base de données relationnelle à partir de votre description, remplit des données d’exemple, branche les permissions et assemble une interface soignée en quelques minutes. Une fois l’app créée, vous pouvez continuer à travailler avec l’IA via un chat intégré dans l’éditeur, en parlant de vos modifications au lieu de fouiller dans les menus.
Pour qui c’est fait ?
Softr s’adresse à toute personne qui a besoin d’un logiciel sur mesure sans avoir le temps, le budget ou les compétences techniques pour le créer de zéro. Son point fort, c’est là où la logique métier rencontre les données, où une feuille de calcul ou une base de données est au centre de votre travail, et où vous avez besoin d’une vraie interface par-dessus.
Plus précisément, Softr convient à :
- Des fondateurs de startups qui lancent des portails clients, des CRM ou des tableaux de bord sans équipe dev
- Des petites et moyennes entreprises qui remplacent des tableaux Excel bancals par des apps sur mesure
- Des équipes enterprise qui créent des outils internes, des intranets et des bases de connaissances
- Des consultants et agences qui livrent rapidement des portails orientés client
- Des formateurs et opérateurs qui gèrent des plateformes communautaires ou des annuaires d’étudiants
- Des product managers qui prototypent des outils avant d’engager des ressources d’ingénierie
- Des solo makers qui lancent des produits SaaS sans recruter de développeurs
L’outil est aussi très adapté aux équipes contenu (comme le workflow éditorial que j’ai construit pendant les tests), aux équipes RH et opérations qui gèrent des processus internes, ainsi qu’aux freelances qui veulent automatiser leur travail client.
Avantages et inconvénients de Softr
- L’AI Co-Builder génère des apps complètes et fonctionnelles
- Questions de clarification avant la génération
- Base de données relationnelle complète créée automatiquement
- Chat IA dans l’éditeur pour les modifications continues
- Bloc Vibe Coding pour des composants générés par l’IA
- Workflows natifs qui remplacent les outils d’automatisation externes
- Agents IA de base de données pour l’enrichissement des données
- Softr Forms fonctionne comme outil autonome
- Dix-sept sources de données, dont SQL et REST
- Déclencheurs instantanés depuis Softr Databases
- Mode Single Page Application pour la vitesse
- Accès basé sur les rôles avec groupes d’utilisateurs personnalisés
- Règles de visibilité granulaires par bloc
- Aperçu responsive en direct sur tous les appareils
- Domaine personnalisé offert sur chaque plan payant
- SSL automatique et hébergement géré
- Inscription en cours de flow qui garde l’élan
- Sources de données avancées verrouillées sur le plan Business
- SSO pour les builders uniquement sur Enterprise
- L’accès à l’API Softr commence sur Professional
- Les apps mobiles sont des PWA, pas du natif
- La fréquence de certains polling est lente sur les plans moins chers
Fonctionnalités de Softr
- AI Co-Builder avec flux de questions de clarification
- Éditeur glisser-déposer basé sur des blocs
- Bloc Vibe Coding pour des composants générés par l’IA
- Softr Workflows avec constructeur d’automatisation visuel
- Agents IA de base de données pour l’enrichissement des données
- Softr Forms avec logique conditionnelle
- Dix-sept sources de données, dont SQL et REST
- Accès basé sur les rôles avec groupes d’utilisateurs personnalisés
- Recherche globale avec respect des permissions
- Publication en un clic avec SSL automatique
- Historique des versions avec snapshots autosauvegardés
Mon expérience pratique avec Softr : guide étape par étape
Je voulais tester Softr comme un vrai utilisateur, pas comme un reviewer qui essaie de forcer la plateforme. Mon objectif était de voir si quelqu’un avec une idée claire, mais sans compétences en code, pouvait réellement s’asseoir, décrire ce dont il a besoin, et repartir avec une application métier fonctionnelle.
J’ai découpé mon test en trois parties. D’abord, démarrer et s’inscrire. Ensuite, construire l’app avec le nouvel AI Co-Builder. Enfin, voir à quoi ressemblait réellement l’app générée quand je l’ai ouverte.
1. Démarrage : inscription et premières impressions
La première chose que j’ai remarquée sur la homepage de Softr, c’est à quel point l’AI Co-Builder est mis en avant de façon assumée.
Le titre disait “Build business apps with AI that actually work”, et juste en dessous se trouvait une boîte de prompt avec des onglets prédéfinis pour des types d’apps populaires comme :
- Client Portal
- Sales CRM
- Knowledge Base
- Inventory Management
Il n’y avait pas de bouton “Sign up to get started”. Pas de démo verrouillée. Juste une boîte de prompt qui me demandait de décrire ce que je voulais construire.

C’était déjà différent de la plupart des plateformes IA que j’ai testées, où il faut généralement créer un compte avant de voir quoi que ce soit. Softr inverse cette logique.
Vous commencez par décrire votre app, et l’inscription vient plus tard, une fois que vous êtes déjà investi dans ce que vous avez construit.
Pour mon test, je ne voulais pas utiliser une phrase générique. Je voulais pousser l’AI Co-Builder avec quelque chose de réaliste. J’ai donc collé un prompt détaillé pour une app de workflow éditorial :
“Une app de workflow éditorial pour une équipe contenu. Les rédacteurs reçoivent des briefs, soumettent des drafts et suivent le statut de leurs articles. Les éditeurs relisent les soumissions, laissent des retours, approuvent ou demandent des révisions, et gèrent les deadlines. Les admins supervisent tout le pipeline, assignent les briefs et suivent la performance de l’équipe. Les articles passent par les étapes : brief, en cours, soumis, en révision, approuvé, publié. Incluez un accès basé sur les rôles pour les rédacteurs, les éditeurs et les admins, avec des dashboards pour chaque rôle.”
J’ai cliqué sur Build, et là, ça est devenu intéressant.

Mon verdict sur la première impression : Softr a clairement repensé l’expérience d’entrée. La boîte de prompt sur la homepage, les onglets prédéfinis et l’inscription retardée réduisent ensemble la barrière pour quelqu’un qui explore juste l’outil. J’ai eu moins l’impression de m’inscrire à un logiciel que de griffonner une idée sur une serviette. Un petit détail, mais ça donne le ton.
2. Construction de ma première app avec l’AI Co-Builder
Au lieu de se lancer directement dans la génération après avoir cliqué sur Build, l’AI Co-Builder s’est arrêté pour poser des questions de clarification. C’était ma première bonne surprise.
Les questions étaient précises et réfléchies, le genre de questions qu’un freelance développeur poserait avant de faire un devis.
Voici ce que Softr m’a demandé, dans l’ordre :
- Comment les retours et les révisions devaient être gérés

- Si j’avais besoin d’indicateurs de performance

- Comment les deadlines devaient fonctionner

- Quels modes de connexion activer

- Si les utilisateurs pouvaient s’inscrire eux-mêmes

- Quel layout de navigation devait être utilisé
Chaque question venait avec deux ou trois options de réponse préécrites et un champ “Type your own” pour tout ce qui était personnalisé.
Pour les retours, j’ai choisi des enregistrements de révisions séparés avec notes et statut. Pour les métriques, j’ai opté pour l’option détaillée couvrant le cycle time par étape et la charge de travail des éditeurs. Pour les deadlines, j’ai choisi plusieurs dates avec des rappels.
Chaque réponse apparaissait à droite de l’écran sous forme d’une petite bulle de chat, construisant au fur et à mesure un résumé de mes choix. J’avais moins l’impression de remplir un formulaire que de discuter avec un collaborateur compétent.
Après les questions fonctionnelles sont venues les questions de configuration. J’ai activé Email, Google et SSO pour la connexion, puis j’ai choisi une inscription sur invitation uniquement puisque c’était un outil interne.
À ce stade, l’outil s’est arrêté et m’a demandé de créer un compte pour que ma progression ne soit pas perdue. C’était un choix UX intelligent. Au moment où l’on me demandait de m’inscrire, j’avais déjà conçu la majorité de l’app. Ça ne me dérangeait pas de donner mon email, parce que j’étais déjà investi.

La création du compte elle-même a été rapide. J’ai saisi mon email, mon nom et mon mot de passe, et Softr affichait une validation du mot de passe en temps réel avec des coches vertes pour :
- Majuscules et minuscules
- Au moins un chiffre
- Au moins un symbole
- Minimum 8 caractères

Aucune carte de crédit n’était requise à ce stade, ce que j’ai apprécié.
Une fois connecté, j’ai été renvoyé dans le flux de configuration de la navigation. J’ai gardé les réglages par défaut, avec une navigation latérale sur desktop et une navigation en bas sur mobile. Puis est venu le sélecteur de thème, et c’était la meilleure partie de toute la configuration.

Sur le côté droit de l’écran, Softr affichait un aperçu en direct avec du faux contenu réaliste, comprenant des graphiques, typographies, barres de recherche et boutons de démonstration.
Je pouvais cliquer sur des thèmes comme Horizon, Breeze, Cobalt, Zen, Matcha, Sienna et Cyber, et voir l’aperçu se mettre à jour instantanément. J’ai choisi Zen, un thème avec une accentuation verte propre qui convenait bien à un outil de contenu.
Enfin, j’ai cliqué sur Create your app, et la vraie construction a commencé.
L’AI Co-Builder a lancé un processus de création visible, étape par étape. Le panneau de gauche affichait un commentaire en continu sur ce qu’il faisait, tandis que le côté droit montrait la base de données en train d’être construite en temps réel. La séquence était la suivante :
- Création d’une base de données vide
- Remplissage de la table Users avec des rédacteurs, éditeurs et un admin de démonstration
- Création des tables principales pour Briefs, Articles et Feedback
- Lien entre les tables avec des relations
- Ajout de champs de lookup et de rollups
- Génération de 40 enregistrements d’exemple sur trois tables
- Création des pages de l’application
- Construction des pages de détails
- Configuration des permissions basées sur les rôles
- Configuration de la navigation

Ce qui m’a le plus impressionné, c’est la profondeur relationnelle. Softr n’a pas juste créé des tables plates. Il a construit un schéma correct où :
- Les rédacteurs étaient liés à leurs Articles
- Les éditeurs étaient liés aux Articles qu’ils relisent
- Les Briefs étaient liés à la fois à l’Admin créateur et aux Articles résultants
- Les enregistrements de Feedback étaient liés aux Articles et aux auteurs
Il a aussi rempli le tout avec un contenu d’exemple réaliste, avec des titres d’articles comme “React 19 What to Expect in the Next Major Release” et “Introduction to Rust for Web Developers.” Je n’ai eu à configurer aucune de ces choses manuellement. L’IA a tout mis en place à partir de ma réponse précédente sur l’utilisation d’enregistrements de Révisions séparés.
Après environ deux minutes, une fenêtre est apparue : “Your app is ready! Go ahead and try it out.” J’ai cliqué sur Try it live.

L’app en direct, que Softr avait nommée EditFlow d’après mon prompt, s’est ouverte dans une nouvelle vue. La page Home m’a accueilli avec “Great to see you, Tracker. Quick access to what needs writing, reviewing, and publishing,” ainsi que deux cartes KPI qui suivaient le total des briefs et le total des articles.
Une zone avec onglets en dessous affichait des vues de liste pour Briefs et Articles, toutes complètes avec recherche, filtres, bouton Add et bouton Ask AI pour interroger les données.

La page Articles révélait un tableau Kanban complet groupé par statut, avec des colonnes pour Brief, In-progress, Submitted, In-review, et le reste du pipeline que j’avais décrit. Chaque carte affichait :
- Le titre de l’article
- Le brief associé
- Les détails de soumission
- Le nombre de mots

Je pouvais faire glisser les cartes entre les colonnes pour changer leur statut, et je pouvais voir d’un coup d’œil quels articles étaient avec quel rédacteur.
La page Feedback était tout aussi soignée. Trois cartes KPI suivaient Total Feedback, Revision Requests et Approvals, suivies d’un tableau filtrable montrant le type de feedback, l’article concerné, le statut de l’article, l’auteur et l’horodatage de création.

Mon verdict sur l’AI Co-Builder : C’est un outil différent de ce que Softr livrait il y a un an. Les questions de clarification font que l’IA ne devine pas vos besoins. L’inscription en milieu de flow vous garde impliqué sans être insistante. Et le processus de génération produit un point de départ réellement fonctionnel, pas une coquille vide qu’il faut remplir soi-même.
Si vous avez déjà une idée claire de ce que vous voulez construire, vous pourriez réellement livrer un outil interne fonctionnel dans l’après-midi. L’ancienne limite de 200 caractères sur le prompt a disparu, le flux de génération sujet aux erreurs a été remplacé par une conversation guidée, et l’app obtenue est assez soignée pour être présentée à des stakeholders sans s’excuser.
3. Personnalisation
Une fois l’app en direct ouverte, je voulais voir à quel point Softr me donnait du contrôle sur ce que l’AI Co-Builder avait généré.
Un bon point de départ, c’est seulement la moitié de l’histoire. La vraie question, c’est de savoir si vous pouvez façonner l’app pour qu’elle corresponde à votre marque, votre workflow et vos données.
J’ai cliqué sur le bouton Edit en haut à droite de l’aperçu, ce qui m’a amené dans Softr Studio. C’est là que se fait la personnalisation sérieuse.

J’ai découpé mon test en quatre parties :
- Travailler avec les blocs et l’éditeur par chat
- Thème, pages et paramètres globaux
- Flexibilité des sources de données
- Responsive design
Travailler avec les Blocs et l’Éditeur par Chat
L’éditeur s’est ouvert avec la page Home d’EditFlow affichée au centre. À gauche se trouvaient l’arborescence des pages et les contrôles du thème. À droite, un panneau de paramètres contextuel lié au bloc sélectionné. Et tout à gauche de l’écran, un panneau de chat où je pouvais continuer à parler à l’IA de Softr pour faire des changements.
C’est la première chose que je veux signaler. L’AI Co-Builder ne disparaît pas après la génération initiale. Il reste avec vous dans l’éditeur, prêt à recevoir des instructions comme “rends le hero plus haut” ou “ajoute un filtre pour la priorité des articles.”
C’est un changement important par rapport aux outils no-code traditionnels, où l’IA disparaît une fois la génération de départ terminée.
J’ai cliqué sur la bannière de bienvenue en haut de la page Home, et le panneau de droite m’a instantanément montré les paramètres du bloc. En haut de ce panneau se trouvaient cinq onglets :
- Chat (pour des modifications du bloc pilotées par l’IA)
- Source (pour connecter les données)
- Content (pour modifier le texte et le code)
- Actions (pour le comportement des boutons et des clics)
- Visibility (pour les règles basées sur les rôles)

L’onglet Chat m’a accueilli avec “Hi, you can ask me to make edits to this block.” Je l’ai testé en demandant à Softr de changer le message de bienvenue.
L’IA a appliqué la modification sans que j’aie à toucher à la structure sous-jacente. C’est une partie de ce que Softr appelle son approche Vibe Coding, où vous affinez les blocs en parlant à l’IA plutôt qu’en fouillant dans les menus.
Sous l’onglet Content, j’ai trouvé quelque chose de plus impressionnant. Le bloc avait à la fois une vue Settings et une vue Code. La vue Code montrait le vrai code React qui alimente le bloc, avec les imports, hooks et paramètres modifiables clairement définis.

C’est la première fois que j’ai vraiment senti le poids de ce que Softr fait en arrière-plan. Il ne vous cache pas le code. Il vous laisse choisir jusqu’où aller.
Pour une personne non technique, le panneau Settings suffit. Pour un développeur qui veut aller plus loin, le code est là.
Chaque bloc exposait aussi les contrôles Softr classiques que j’avais utilisés dans les versions précédentes :
- Dupliquer, déplacer ou supprimer le bloc
- Masquer complètement le bloc
- Copier le bloc vers une autre page
- Déplacer le bloc à l’intérieur ou à l’extérieur d’un conteneur
- Ajouter des notes pour les collaborateurs

Mon verdict sur les blocs et l’éditeur par chat : La combinaison du clic pour éditer, du chat IA et de l’accès complet au code est rare. La plupart des outils no-code vous forcent à choisir une seule voie. Softr vous laisse naviguer librement entre les deux. Si vous êtes pressé, le chat IA va plus vite que n’importe quel panneau latéral.
Si vous voulez de la précision, le panneau Settings offre des réglages fins. Et si vous voulez aller plus loin, l’onglet Code vous attend. C’est l’éditeur de blocs le plus flexible que j’ai testé cette année dans le no-code.
Thème, Pages et Paramètres Globaux
La barre latérale gauche de l’éditeur comporte trois icônes principales : Pages, Theme et Settings. Chacune ouvre un panneau avec les contrôles que l’on attend.
Theme donne accès à toute une série d’options en un seul endroit :
- Bibliothèque de thèmes avec plus de 30 thèmes prédéfinis
- Éditeur de palette de couleurs
- Typographie (polices et graisses)
- Styles (arrondi, ombres, bordures)
- Apparence de la navigation
- Overlays avancés
- Anciens styles de blocs (pour les apps legacy)
J’ai ouvert la section Colors et changé la couleur d’accent de Zen green vers une teinte plus chaude. L’aperçu en direct s’est mis à jour instantanément sur toutes les pages de l’app.
Même chose pour la typographie, où je pouvais choisir n’importe quelle Google Font et la voir s’appliquer partout, pas seulement sur un bloc.

Pages m’a montré la carte complète de ce que l’AI Co-Builder avait créé :
- Home
- Briefs
- Brief Details
- Articles
- Article Details, etc

Chaque page avait une petite icône montrant son type et ses règles d’accès. Je pouvais ajouter de nouvelles pages, dupliquer celles existantes ou réorganiser leur ordre dans la navigation. Les pages utilitaires sont particulièrement pratiques parce qu’elles couvrent les flux ennuyeux mais essentiels, comme la connexion, la réinitialisation de mot de passe et la gestion du compte, sans demander de configuration manuelle.
Settings était le panneau le plus dense en fonctionnalités. C’est là que Softr a ajouté certaines de ses capacités les plus récentes :
- General (logo, favicon, sous-domaine)
- Configuration du domaine personnalisé
- Intégrations avec des outils externes
- Configuration de l’app mobile (PWA)
- Activation de Global Search
- Commentaires avec mentions
- Partage social
- Contrôles SEO
- Injection de code personnalisé
- Historique des versions
- Advanced (mode SPA, cache, embedding)

Deux d’entre eux méritent qu’on s’y arrête.
- Global Search, une fonctionnalité ajoutée par Softr en décembre 2025, permet aux utilisateurs de chercher instantanément dans tous les enregistrements de l’app avec Command ou Control plus K. La recherche respecte les rôles utilisateurs, les permissions et les filtres conditionnels, ce qui est exactement ce qu’il faut pour un outil multi-rôles comme EditFlow. Un admin voit tout, un rédacteur ne voit que ses propres affectations.

- Single Page Application mode, lui aussi ajouté en décembre 2025, est un interrupteur dans le panneau Advanced. Il accélère la navigation entre les pages et donne à l’app une sensation plus native. Je l’ai activé et j’ai remarqué que les transitions de page devenaient quasi instantanées, sans rechargement.

Le panneau SEO m’a aussi impressionné. Il comprend :
- Champ de Google Site Verification
- Éditeur robots.txt
- Contrôles des crawlers des moteurs de recherche
- Contrôles du meta title et de la description par page
C’est le genre d’attention aux détails qui compte une fois que vous publiez réellement l’app. Softr ne se contente pas de créer un joli front-end. Il pense à la manière dont l’app fonctionne dans le monde réel.
Et puis il y a l’Historique des versions. Softr sauvegardait automatiquement des snapshots pendant que je travaillais, et j’en ai compté sept dans une seule après-midi de test. Si je cassais quelque chose, je pouvais revenir à n’importe quel point de la journée. Je n’en ai pas eu besoin, mais le simple fait de savoir que c’était là me donnait envie d’expérimenter librement.

Mon verdict sur le thème, les pages et les paramètres globaux : Softr a clairement mûri sur ce point. L’ancien avis se concentrait beaucoup sur les onglets Theme et Data parce que c’étaient les principales surfaces. Le Studio 2026 a beaucoup plus de choses, avec de vraies fonctionnalités de plateforme comme Global Search, le mode SPA, le code personnalisé, l’historique des versions et une suite SEO complète.
Rien ne donne une impression de surcharge parce que les panneaux regroupent les contrôles liés ensemble. C’est toujours accessible pour un utilisateur non technique, mais cela offre maintenant assez de profondeur pour qu’un développeur puisse construire quelque chose de production-ready.
4. Flexibilité des Sources de Données
EditFlow tournait par défaut sur Softr Databases, puisque c’est ce que l’AI Co-Builder avait généré. Mais l’onglet Data m’a montré tout ce qui était possible en plus.
Sous “Used in this app,” je pouvais voir la Softr Database actuelle qui alimentait EditFlow. Sous “Available to use,” j’avais la possibilité de connecter d’autres sources de données en cliquant sur l’icône plus.

La liste des sources prises en charge s’est agrandie depuis la dernière fois que j’ai testé Softr, et elle inclut désormais :
- Airtable
- Google Sheets
- Notion
- SmartSuite
- Supabase
- Xano
- Bases de données SQL
- BigQuery
- HubSpot
- Connexions REST API

C’est important parce que cela signifie que les données des rédacteurs d’EditFlow pourraient vivre dans une Google Sheet, les articles dans Airtable, et la table Feedback dans une base SQL, tout en alimentant la même app.
Softr sert de front-end sans vous enfermer dans son propre modèle de stockage.
J’ai aussi noté que l’intégration Airtable de Softr a été améliorée en décembre 2025 avec ce qu’ils appellent DSV2. Selon leur changelog, cela signifie que les apps alimentées par Airtable tournent désormais sur une infrastructure plus rapide qui prend en charge toutes les dernières fonctionnalités de Softr, y compris Ask AI, les commentaires, l’édition en ligne et les actions UI des workflows. Si vous êtes encore sur l’ancienne intégration Airtable, ça vaut le coup de migrer.
Mon verdict sur la flexibilité des données : La vraie force de Softr a toujours été sa flexibilité au niveau de la donnée, et cette force n’a fait que grandir. Vous n’êtes jamais obligé d’utiliser une base propriétaire. Vous pouvez utiliser ce que votre équipe fait déjà confiance, que ce soit des feuilles de calcul, Airtable ou un backend SQL complet, et Softr pose une belle couche front-end par-dessus. Pour les équipes qui migrent de plusieurs outils fragmentés vers une seule app, c’est la fonctionnalité qui rend le changement fluide.
5. Responsive Design
En haut au centre de l’éditeur, il y a trois petites icônes pour les vues desktop, tablet et mobile. J’ai cliqué dessus pour voir comment EditFlow s’adaptait.
La vue desktop était celle par défaut sur laquelle je travaillais. La vue tablet réorganisait la mise en page pour que la navigation latérale devienne plus compacte. La vue mobile déplaçait la navigation en bas de l’écran, avec quatre onglets : Home, Briefs, Articles et More.
Les cartes KPI s’empilaient verticalement, le tableau Kanban devenait navigable par balayage, et la section hero se réduisait pour tenir sur le plus petit écran.

Je n’ai eu à configurer aucune de ces choses. La logique responsive de Softr est intégrée à chaque bloc, ce qui est un vrai soulagement parce que dans les versions précédentes de la plateforme, il fallait parfois ajuster manuellement le padding et masquer certains blocs sur mobile.
Mon verdict sur le responsive design : Le comportement responsive est automatique et bien pensé. Toute app construite dans Softr fonctionne maintenant sur n’importe quel écran sans effort supplémentaire. Combiné au réglage Mobile app (PWA) dans le panneau Settings, vous pouvez aussi permettre aux utilisateurs d’installer EditFlow sur leur téléphone comme une app native.
6. Automatisation et Workflows
Après avoir passé du temps dans les onglets Interface et Data, j’ai cliqué sur l’onglet Workflows en haut de l’éditeur.
C’est la plus grande nouveauté de la plateforme Softr. Workflows a été lancé officiellement en octobre 2025, et il transforme Softr d’un constructeur de front-end en un outil full-stack.
Vous n’avez plus besoin de vous reposer sur Zapier ou Make pour l’automatisation. Vous pouvez construire des déclencheurs, des actions et des agents IA directement dans Softr.
Je voulais le tester correctement. Mon plan était de construire un workflow réellement utile pour une équipe contenu qui utilise EditFlow, et de capturer à quoi ressemble l’expérience pour quelqu’un qui découvre l’outil.
J’ai réparti mon test en trois parties :
- Choisir un point de départ
- Configurer un vrai workflow de bout en bout
- Tester, publier et surveiller les exécutions
Choisir un point de départ
L’onglet Workflows m’a accueilli avec un état vide propre et un bouton “Create workflow”. En dessous, il y avait une rangée de logos d’intégration, me donnant un aperçu de ce que Softr peut connecter. J’en ai compté :
- OpenAI pour le contenu généré par l’IA
- Airtable
- Slack
- Gmail
- Google Drive
- Send Email (natif), etc.

En cliquant sur Create workflow, une fenêtre s’est ouverte avec deux choix. Je pouvais partir de zéro ou copier un modèle. J’ai choisi la voie du modèle parce que je voulais voir à quelle vitesse Softr pouvait me faire passer de zéro à une automatisation fonctionnelle.

La bibliothèque de templates était impressionnante. Elle affichait une grille de workflows préconstruits couvrant de vrais cas d’usage métier :
- Envoyer un digest email hebdomadaire avec des résumés IA
- Envoyer une alerte Slack pour les enregistrements importants avec IA
- Scraper une URL, la résumer avec l’IA et l’enregistrer dans la base de données
- Envoyer une alerte par email quand un nombre atteint un seuil
- Personnaliser des enregistrements avec l’IA
- Mettre à jour un enregistrement automatiquement

J’ai choisi “Send weekly email digest with AI summaries.” Ce template était parfait pour EditFlow parce qu’il me permettrait d’envoyer à l’équipe éditoriale un résumé hebdomadaire de ce qui se passe sur tous leurs articles, généré par l’IA.
La fenêtre d’aperçu m’a expliqué exactement ce que ferait le workflow :
- Déclenchement selon une planification récurrente que je définis
- Recherche de tous les enregistrements pertinents dans la base de données
- Résumé de ces enregistrements à l’aide de l’IA
- Envoi du résumé par email
J’ai cliqué sur Use Template, et en quelques secondes le workflow est apparu dans l’éditeur avec quatre étapes déjà branchées.
Mon verdict sur les points de départ : La bibliothèque de templates fait gagner des heures de configuration. Au lieu de rester devant une toile vide à me demander par où commencer, j’avais une base fonctionnelle à personnaliser.
Configurer le Workflow de bout en bout
L’éditeur de workflow est propre, visuel et facile à suivre. Chaque étape est empilée verticalement avec une icône plus entre elles pour ajouter de nouvelles étapes. Avant d’entrer dans le template que j’ai choisi, il vaut la peine de signaler une deuxième option assistée par l’IA que j’ai remarquée dans l’éditeur.
Sur le côté gauche du canvas du workflow se trouve une icône IA bleue qui ouvre le Workflows AI Co-builder. En cliquant dessus, vous pouvez décrire en langage simple le workflow que vous voulez, et Softr construit la structure pour vous (déclencheurs, actions et logique). Vous connectez ensuite les sources de données pertinentes et vous ajustez les étapes.
C’est essentiellement la même approche conversationnelle que celle de l’AI Co-Builder pour des apps complètes, appliquée au niveau des workflows.

Pour mon test, je suis resté sur le template puisque cela me donnait un point de départ déjà validé. Mais si vous avez une idée claire d’un workflow qui ne correspond à aucun template, le Workflows AI Co-builder est le chemin le plus rapide. Entre la bibliothèque de templates et le Workflows AI Co-builder, vous ne devriez jamais avoir à partir d’une toile vierge.
Les étapes de mon template étaient :
- Recurring schedule (le déclencheur)
- Find multiple records (la source de données)
- Summarise records (l’étape IA)
- Send email (la diffusion)
De petits icônes d’avertissement sur deux étapes m’indiquaient qu’il restait de la configuration à faire. C’était une bonne idée, parce que ça m’évitait d’en oublier.

Configuration du déclencheur. J’ai cliqué sur l’étape Recurring schedule pour ouvrir son panneau de réglages à droite. Les options étaient simples :
- Fréquence (tous les jours, toutes les semaines ou tous les mois)
- Jour de la semaine
- Heure de la journée
Je l’ai laissée sur mardi à 8:30 AM, ce qui me semblait approprié pour un digest hebdomadaire d’équipe. L’onglet de test affichait immédiatement un message de réussite confirmant que la planification s’exécuterait tous les mardis à 8:30 AM heure de Berlin. Je pouvais même prévisualiser les exécutions de test passées, ce qui est utile pour le débogage.

Connexion de la source de données. En cliquant sur l’étape Find multiple records, j’ai vu qu’elle était déjà connectée à mon compte Softr Databases et à la base Editorial Workflow. J’ai choisi la table Users pour récupérer tous les membres de l’équipe. Quand j’ai cliqué sur Test, Softr a récupéré avec succès sept enregistrements depuis ma base, avec emails, noms, briefs assignés et avatars. Tout ce dont mon étape IA avait besoin était maintenant disponible.

Configuration de l’étape IA. C’était la partie la plus intéressante. L’étape Summarise records avait un sélecteur de modèle en haut, et j’ai choisi Claude Sonnet 4.6. Parmi les autres options visibles figuraient toute la gamme ajoutée par Softr en février 2026 :
- Claude Opus 4.6 et Sonnet 4.6
- Gemini 3 Pro, 3 Flash, 2.5 Flash et Flash Lite
- Mistral Large 3, Medium 3.1, Small 3.2, et Ministral 3 14B
Il y avait aussi un interrupteur “Allow web search” et un autre pour “Structured output”, ce qui serait pratique si je voulais que l’IA renvoie des données dans un format spécifique comme du JSON.

Le prompt était déjà prérempli avec “Summarize the following records” plus une référence dynamique vers les enregistrements de l’étape 2. J’ai lancé un test, et en quelques secondes l’IA avait généré un résumé détaillé.

Le résultat incluait des répartitions par rôle, des tags de statut et les articles assignés à chaque membre de l’équipe, le tout formaté avec des titres markdown. Pour un test zéro configuration, le résultat était vraiment impressionnant.
Rédaction de l’email. La dernière étape, Send email, ouvrait un composeur email complet avec :
- Un champ To
- Une ligne de sujet
- Un éditeur de texte riche pour le corps
- Des boutons de mise en forme pour gras, italique, souligné, liens, listes et titres
- Une option “Switch to HTML” pour du code personnalisé
- Un symbole @ pour insérer des données dynamiques depuis les étapes précédentes
J’ai gardé le destinataire par défaut “team@example.com” pour le test et j’ai mis comme sujet “Weekly digest.” Pour le corps, le template avait déjà inséré le résultat IA de l’étape 3 comme variable. J’ai ajouté une petite salutation et une formule de fin autour.

Un détail utile était l’avertissement en haut : “Default email is for testing only. You can only send up to 10 emails from this address per day. Please add a custom email sender if you want to send more.” C’est une indication honnête et claire qui vous dit exactement à quoi vous attendre avant de cliquer sur publish.
Mon verdict sur la configuration : Softr Workflows semble plus abouti que je ne l’attendais pour un produit lancé il y a moins d’un an. Le flux étape par étape vous garde orienté. L’étape IA produit réellement un résultat utilisable sans réglage.
Et le composeur d’email trouve un bon équilibre entre simplicité du texte riche et contrôle HTML pour les utilisateurs avancés. Si vous avez utilisé Zapier, vous vous sentirez à l’aise, mais avec une intégration plus serrée à vos données d’app et une expérience IA plus fluide intégrée.
7. Intégrations et publication
Après avoir testé les Workflows, je voulais terminer mon expérience pratique avec les deux étapes les plus importantes pour le déploiement d’une vraie app.
Il s’agit des outils externes que vous pouvez brancher à votre app, et de la facilité avec laquelle vous pouvez la mettre en ligne une fois prête.
J’ai séparé cette dernière partie de mon test en :
- Connexion d’intégrations externes
- Publication de l’app
Connexion d’intégrations externes
Les options d’intégration de Softr se trouvent à deux endroits. Le premier est dans Workflows, où vous branchez des services en tant que déclencheurs ou actions pour vos automatisations. J’avais déjà vu cette liste plus tôt, avec des options comme monday.com, Calendly, Notion, Gmail, Postmark, DocsAutomator, et plus encore.
Le second, celui que je voulais tester ensuite, est le panneau Integrations classique dans Settings. C’est là que vous connectez les outils globaux de l’app comme les analytics, les widgets de chat, les processeurs de paiement et les scripts marketing.
J’ai ouvert le panneau Settings depuis la barre latérale gauche et cliqué sur Integrations.

Le panneau s’est chargé avec une liste déroulante de services pris en charge. Voici ce qui est actuellement disponible :
- Make et Zapier pour les automatisations externes
- Crisp, Drift Chat et Intercom pour le chat en direct
- Facebook Pixel et Microsoft Clarity pour les analytics
- Fathom Analytics et Google Analytics
- Google Maps pour les fonctionnalités de localisation
- Iubenda Cookie Solution pour la conformité
- Hotjar pour le suivi du comportement utilisateur
- Stripe Checkout pour les paiements
- OpenAI pour les actions alimentées par l’IA

J’ai aussi remarqué un lien “Request a new integration” en bas de la liste. C’est une petite fonctionnalité honnête qui montre que le catalogue d’intégrations de Softr continue de s’élargir, et qui invite directement les utilisateurs à faire des retours sur le produit.
Configurer une intégration est simple. Pour la plupart des services, il suffit d’ouvrir la section, coller votre clé API ou votre tracking ID, et enregistrer. J’ai testé Google Analytics en collant un tracking ID d’exemple, et tout était prêt en quelques secondes.

Un point que je veux signaler, c’est la manière dont Softr a séparé son histoire d’intégration. Le panneau Settings gère les services globaux comme les analytics et le chat. Workflows gère les intégrations de données comme Notion, monday.com et Calendly. C’est la bonne séparation.
Cela garde Settings focalisé sur les scripts site-wide tandis que Workflows gère la logique métier plus profonde. Pour l’utilisateur, cela veut dire que vous savez toujours où aller pour connecter un nouvel outil.
Mon verdict sur les intégrations : L’écosystème d’intégrations de Softr est plus large et mieux organisé. Vous avez les outils classiques d’analytics et de chat dans Settings, et les intégrations de trigger et d’action plus avancées dans Workflows. Avec l’action Call API, qui prend désormais en charge les imports cURL et le stockage sécurisé des identifiants, Softr peut réellement se connecter à presque n’importe quel service déjà utilisé par votre entreprise. Si quelque chose n’est pas dans la liste, le formulaire de demande vous donne une ligne directe vers l’équipe.
Publication de l’app
Une fois les intégrations configurées et le workflow en marche, la dernière étape consistait à publier EditFlow pour que de vrais utilisateurs puissent y accéder.
Le bouton Publish de Softr se trouve en haut à droite de l’éditeur, donc impossible de le rater. En cliquant dessus, un petit panneau s’est ouvert avec les éléments essentiels dont j’avais besoin :
- Un indicateur de statut montrant que l’app n’était pas publiée
- Une option Custom Domain avec un bouton Add (disponible sur les plans payants)
- Un sous-domaine Softr gratuit déjà attribué (le mien était nathanial83386.softr.app)
- Un gros bouton Publish

J’ai gardé le sous-domaine gratuit pour le test et j’ai cliqué sur Publish. Le processus entier a pris moins de deux secondes, et l’interface a célébré l’action avec une brève animation de confettis. Ce petit détail a rendu le moment plus gratifiant, même si l’action elle-même était triviale.

Ce qui s’est passé ensuite était plus intéressant. Une fenêtre est apparue : “Send invites to 7 users?” Softr me demandait si je voulais envoyer des invitations aux sept utilisateurs de démonstration que l’AI Co-Builder avait générés pour moi plus tôt.
J’ai cliqué sur “I’ll do it later” puisque c’étaient des utilisateurs de test, mais pour une vraie app, cette étape est très bien pensée. Elle permet de passer d’une app publiée à une configuration d’équipe en live en un seul clic.
Une fois publiée, le panneau s’est mis à afficher :
- Une coche verte confirmant que tous les changements avaient été publiés
- Un horodatage de la dernière publication (dans mon cas, Apr 17, 2026 at 16:04)
- Une option “Open in new tab” pour visiter l’app en ligne

J’ai cliqué sur Open in new tab, et EditFlow s’est chargé sur son URL publique, prêt à être utilisé. Le bloc hero affichait désormais le texte de production (“Your editorial workflow, briefs, drafts, reviews, and approvals”), les données se chargeaient correctement, et toutes les permissions que j’avais configurées étaient actives.
Quelques points méritent d’être notés à propos de l’expérience de publication :
- Le SSL est automatique sur les sous-domaines gratuits comme sur les domaines personnalisés
- L’hébergement est entièrement géré par Softr, sans configuration requise
- Les modifications sont mises en file d’attente et publiées en un seul lot, pas au fur et à mesure
- Le bouton Publish affiche un petit point lorsqu’il existe des modifications non enregistrées
L’option de domaine personnalisé est réservée aux plans payants, mais connecter son domaine se résume à coller votre domaine et suivre les instructions DNS de Softr.
Mon verdict sur la publication : Publier dans Softr reste l’une des expériences les plus fluides dans l’univers des créateurs d’apps IA. Vous ne pensez pas à l’hébergement, au SSL, aux certificats ou aux scripts de déploiement. Vous cliquez sur un bouton, et votre app est en ligne.
Tarifs et plans de Softr
Softr propose cinq plans :
- Free, pour toute personne qui veut tester la plateforme
- Basic, pour les makers qui construisent des projets simples
- Professional, pour les équipes qui construisent des portails et outils internes
- Business, pour les entreprises qui gèrent des systèmes avancés à grande échelle
- Enterprise, pour les organisations qui ont besoin de limites, sécurité et support personnalisés
Tous les plans permettent un nombre illimité d’apps et un nombre illimité de builders d’apps. Ce qui change entre eux, ce sont surtout les limites d’utilisateurs, les limites d’enregistrements, les crédits IA, les exécutions d’actions de workflow, et les sources de données que vous pouvez connecter.
Vous pouvez payer au mois ou à l’année, le paiement annuel vous faisant économiser environ deux mois. Softr propose aussi une réduction de 30% pour les organisations à but non lucratif et les établissements d’enseignement, qu’il faut demander séparément.
Softr propose une vraie politique de remboursement, pas juste une option d’annulation :
- Fenêtre de remboursement de 14 jours sur les abonnements mensuels
- Fenêtre de remboursement de 30 jours sur les abonnements annuels
Les remboursements s’appliquent uniquement au premier paiement, donc il s’agit plutôt d’une période “try before you fully commit” que d’une protection continue. Il suffit d’envoyer un email à support@softr.io pour demander un remboursement.
Côté moyens de paiement, Softr accepte toutes les principales cartes de crédit et de débit. PayPal n’est toujours pas pris en charge au moment de la rédaction, ce qui est bon à savoir si votre entreprise préfère ce moyen.
La gestion des paiements se fait dans la section Plan and billing de l’espace de travail, où vous pouvez aussi :
- Voir et télécharger toutes les factures passées
- Modifier votre moyen de paiement
- Annuler votre abonnement
- Réactiver un abonnement annulé (pendant la période de facturation)
- Basculer entre la facturation mensuelle et annuelle
Conseil pour les nouveaux utilisateurs
Commencez avec le plan Free pour tester Softr avec vos vraies données. Il est suffisamment généreux pour un vrai proof of concept, y compris un domaine personnalisé. Si vous dépassez la limite de 10 utilisateurs ou avez besoin de vrais groupes d’utilisateurs, le plan Professional est l’étape naturelle pour des projets sérieux.
Business ne devient pertinent que si vous avez besoin de connexions SQL, de sécurité avancée ou si vous passez la barre des 100 utilisateurs.
Alternative à Softr
Softr est excellent pour construire des apps métier, des outils internes, des portails clients et des dashboards axés sur les données. Mais ce n’est pas la seule plateforme IA dans cet espace, et selon ce que vous construisez, un autre outil pourrait mieux vous convenir.
Les deux alternatives les plus solides en 2026 sont Lovable et Replit.
Les deux ont misé fortement sur la génération d’apps par IA, et les deux concurrencent Softr pour les utilisateurs qui veulent décrire une app et la voir construite par l’IA. La différence entre eux est surtout une question de philosophie et de résultat.
Lovable et Replit génèrent du vrai code (React, Supabase, TypeScript, et plus encore) que vous pouvez modifier, exporter et posséder. Softr génère une application métier complète et hébergée au-dessus d’une plateforme no-code, l’IA faisant le gros du travail et un éditeur visuel vous permettant d’affiner le tout ensuite. Le choix entre les deux dépend de si vous voulez gérer du code ou simplement livrer un logiciel qui fonctionne.
Softr vs Lovable vs Replit en un coup d’œil
| Fonctionnalité | Softr | Lovable | Replit |
|---|---|---|---|
| Idéal pour | Apps métier, portails, outils internes | Prototypes, MVP, démos axées design | Apps full-stack avec contrôle au niveau du code |
| Résultat | App hébergée construite avec des prompts IA et un éditeur visuel | Vrai codebase React et Supabase | Vrai code dans un IDE cloud |
| Niveau de compétence requis | Aucun, entièrement no-code | Un certain confort technique aide | Des compétences en code sont attendues pour un usage sérieux |
| Backend | Base de données native plus 17 sources de données | Backend Supabase par projet | Bases de données intégrées, configuration manuelle |
| Modèle tarifaire | Plans fixes, pas de facturation par utilisateur pour les utilisateurs de l’app | Basé sur les crédits, les coûts augmentent avec les prompts | Basé sur les crédits avec des frais d’usage |
| Plan gratuit | Domaine personnalisé, 10 utilisateurs, 500 workflow actions | 5 crédits quotidiens, pas de domaine personnalisé | 1 app publiée, plafond quotidien de crédits |
| Authentification | Intégrée, basée sur les rôles, sans code | Supabase Auth via prompt | Configuration manuelle ou via tiers |
| Workflows | Constructeur de workflow visuel natif | Aucun natif | Basé sur le code ou via des tiers |
| Hébergement | Entièrement géré avec SSL automatique | Connexion à Netlify ou Vercel | Intégré à la plateforme |
Verdict final sur Softr
Pour toute personne qui construit des outils internes, des portails clients, des CRM ou des dashboards, Softr est l’un des meilleurs créateurs d’apps IA avec interface no-code du marché aujourd’hui.
Le plan Free est suffisamment généreux pour un vrai travail de preuve de concept, et le plan Professional est le meilleur choix pour la plupart des projets sérieux. Avec une idée claire, vous pouvez livrer un outil interne fonctionnel dans l’après-midi, avec un domaine personnalisé, des permissions basées sur les rôles et des automatisations en direct.
La plateforme n’est pas parfaite. Les crédits IA s’épuisent rapidement sur les plans inférieurs, les sources de données avancées comme SQL et HubSpot sont réservées au plan Business, et les apps mobiles restent des PWA plutôt que du natif iOS ou Android. L’API Softr n’est aussi déverrouillée qu’à partir de Professional, ce qui limite les intégrations externes des utilisateurs Free et Basic.
Aucun de ces points n’est rédhibitoire pour la cible de la plateforme. Si vous êtes fondateur de startup, freelance, consultant ou membre d’une petite équipe business à la recherche d’une plateforme de création d’apps IA avec la flexibilité d’une vraie interface no-code, Softr mérite clairement d’être essayé. Commencez avec le plan Free, construisez quelque chose de réel avec vos propres données, et laissez l’AI Co-Builder vous montrer ce qu’il sait faire.

